« Je me sens seul(e) comme une doudoune au Salon du maillot de bain »

« Je suis seul au monde » disait le chanteur Corneille … Alors que lui parlait de sa famille morte durant le génocide du Rwanda (salut moi c’est Antoine, j’adore plomber l’ambiance), toi tu retrouves seul(e) parfois dans la vie, seul(e) face la cruauté du quotidien, « la saloperie » du hasard. Ces instants qui vous font dire « Stéphane Plaza, tu n’as pas un appart’ sur Mars, j’ai besoin de m’exiler, réfléchir ». Et puis il commencera à parler et vous dire « Alors, alors, mon bel ami !!! J’ai TROISSSS logements à vous proposer !!! Et attention, je le dis !!!! je le redis !!!! NET VENDEUR !!! »….Ok, je vais boire moi, ça saoule moins rapidement. A consommer avec modération si vous conduisez sinon bon …. tu m’as compris. 

La mauvaise rencontre au mauvais endroit

L’Opération « Tempête du désert » est déclenchée ce matin. Comme Mike MacKinley, jeune GI au fin fond du Viêt Nam en 1970, vous ne contrôlez plus vos émotions, vous avez une crampe à l’estomac, vous voyez la lumière se baisser face à la douleur de plus en plus vive. Sauf que vous, ce n’est pas une balle mais une envie toute naturelle, peu glorieuse certes, mais toute naturelle. Tout se passe comme prévu, la petite affaire est effectuée en silence, vous sortez des toilettes aussi libre que Mandela après 20 ans de prison ou qu’un jésuite après un repas avec Jeremstar.

« Clic » le verrou de la porte, vous sortez et là …c’est le drame…une personne au physique tout à faire remarquable vient prendre votre place. Cette personne est-elle une envoyée du diable ? Est-il possible de l’assommer avec une pelle sans avoir d’ennuis ? Elle vient d’où déjà ? Car oui, cet invité ne vient pas vous demander la température extérieure, il ou elle va vous remplacer sur le popo.

Pas un mot mais sur votre visage il ou elle peut lire « Remplaçant, je t’en prie, si ça pue ne dis rien j’ai de l’argent, je te laisse ma maison, mes semaines de congés, et mes RTT mais pense à moi, comme je t’aime et tu me délivreras, tu briseras l’anathème qui me tiens loin de tes bras. J’ai des enfants tu sais ». Sur le sien « Ah tu fais caca toi ? Si mon nez vis un sale moment les 3 prochaines minutes, promis je n’en parle à personne sauf ceux qui verront les 48756 affiches déployées au sein du bâtiment ».

Cette personne vous oubliera peut-être ou peut-être pas. Après, un accident de la route malencontreux est si vite arrivé … c’est une menace ? oui.

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« Elle est compliquée cette blague, rigole tu n’as plus que ça à faire … »

L’humour c’est bien mais encore faut-il comprendre la blague. Vous aussi vous êtes déjà tombé par exemple sur le champion du monde international de la contrepèterie ? Ce style de vanne très ancienne où tu dois changer des syllabes pour faire une phrase un peu olé olé.

Le champion du monde international of the World, il aime bien t’en faire et il pense que tu les as toutes assimilées dès le premier coup. Je ne te parle pas du « Le choix dans la date », non ce soir il va te balancer du « Les mutins passaient le berge du grand ravin », du « La pratique intensive du tennis en pension donne aux jeunes une mine piteuse » ou enfin du « L’étudiante en archéologie rêve de tomber sur des fouilles curieuses ».

Deux solutions, évitez la conversation ou faire semblant de se marrer pour avoir l’air malin. Par fierté vous choisissez la deuxième option, pour avoir l’air cool, intelligent, cultivé alors que dans votre tête ça turbine à plein régime « Alors concentre toi, l’étudiante en archéologie, l’ardiante en étéol… non ça ne marche pas… la pratique intensive du tennis doit y’avoir un truc avec pénis, mais la tratique intensive du pénis ça ne veut rien dire même chez un dyslexique … merde j’ai rien pigé, pourvu qu’il oublie ce moment ».

QUE NENNI, le champion de l’Univers de la contrepèterie est un malsain, un vicieux, il va laisser un moment de silence ,car il ne vous voit pas réagir, et va vous balancer un « T’as compris la blague, ça veut dire quoi ? » Oh le petit fumier ! Ça y’est trouve une excuse …. trouve une excuse …. trouve une excuse …. TROUVE UNE EXCUSE !!!  » : « AH OUI je l’ai mais pas la deuxième partie » OUFFFF, s’il est bienveillant, il vous l’expliqueras, si c’est un véritable sadique il va vous demander la première partie.

L’intelligence c’est comme l’argent le 23 du mois, tu penses en avoir suffisamment mais la réalité de la vie te rattrape parfois. 

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« Vais-je retrouver la lumière ? »

17h50, voilà deux heures que vous avez laissé votre voiture dans le parking souterrain. Hop, vous êtes sorti un peu plus tôt de votre rendez-vous, parfait, vous allez rentré à la maison, tranquille pépère comme disent les jeunes (de 1957), pas de bouchons, ça sent le vêtement douteux devant la télé. Pour ça, vous n’aviez qu’une chose à ne pas oublier : votre ticket pour sortir. Rien de compliqué, faudrait quand même être le dernier des cons pour perdre un petit bout de papier, tout de même assez gros pour être visible à l’œil nu. Bravo à vous ! Cette boule d’étourderie et de connerie c’est vous.

C’est une solitude un peu bizarre, le doute s’installe progressivement, vous ferez vos poches, votre portefeuille calmement, puis votre voiture… et puis face à la situation, vous allez subitement accélérer le mouvement : poche portefeuille, voiture, poche, portefeuille, voiture. C’est vrai, ce n’est pas du tout débile comme attitude, on ne les compte plus ceux qui ont trouvé des choses en multipliant le rythme comme un cocaïnomane sur un morceau d’ACDC… Oué je sais vous commencez à vous rendre compte du problème.

La peur, le doute s’installe, vous avez cette inquiétude passagère  « Et si je devais rester là toute la soirée  toute la nuit, est-ce que je vais arriver au travail demain ? Si ce n’est pas le cas, vais-je être licencié ? Vais-je devoir vendre ma maison, divorcer et perdre la garde de mes enfants ? ». Face à cette réflexion pleine de mesure, plus qu’une solution : solliciter ou enfin plutôt « déranger » le gardien de nuit dans sa cabine. Sur sa tête, vous comprendrez tout de suite qu’il ne comptait pas travailler enfin pas pour régler ce type de problème.

C’est un mauvais moment à passer, ravaler votre fierté et la prochaine fois ce ticket vous n’hésiterez pas à l’encadrer ou à le mettre dans un coffre-fort blindé à la banque. Au passage, il est 19h, votre soirée est foutue et vous allez vous manger les bouchons. Vous n’en parlerez à personne, ça reste entre vous et vous. 

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L’anniversaire se fera sans toi, mais vraiment sans toi

Sortie du boulot, vous entamez une conversation avec Christian du service achat. L’heure de se dire au revoir arrive et votre camarade de travail vous balance un « De toutes manières, on se voit demain soir à l’anniversaire de Sébastien ». Ah oui Sébastien, le mec avec qui vous déconnez de temps en temps lors de la pause clope, il a l’air sympa, plutôt drôle, toujours le sourire … mais qui a invité tous vos principaux collègues sauf VOUS … Par pudeur vous direz à Christian « Ah bah non il ne m’a pas prévenu mais de toutes manières je ne suis pas là, amusez-vous bien ».

Christian par pudeur et gentillesse vous dira « Ah merde désolé je pensais que tu étais invité », alors vous lui répondrez « Ah non mais pas de soucis Christian, de toutes manières je ne suis pas dispo, amusez-vous bien ». Alors Christian vous répondra « C’est pas sympa il aurait pu t’inviter », alors vous répéterez à Christian « Il a dû être limité par les places mais bon de toutes manières je ne suis pas dispo, amusez-vous bien ». Trois fois que vous répétez « je ne suis pas dispo, amusez-vous bien ».

Chri-Chri n’est pas dupe, il sait pertinemment que dans votre tête un doux complet s’installe depuis 5 minutes « Enc…. de Sébastien de m…., compte plus sur moi pour t’offrir une clope bat… de merd…. de chia…. tu peux crev… avec des clous dans la tête ou mieux je te dégomme les c…. avec un chalumeau ». Et ceci même si « vous n’étiez pas dispo, amusez-vous bien ».

Vous vous sentez seul au monde, vous imaginez déjà le lundi matin où tout le monde fera un résumé de la soirée avec des blagues très privées du style « Oh dis donc, t’as mal fini, tu te souviens le moment où Géraldine t’a dit le truc ». Ah Géraldine était invitée ? Pourtant Sébastien m’avait avoué ne plus pouvoir la sentir  il y’a deux semaines. Vivement mardi, non vendredi, car les anecdotes durent longtemps au bureau … trop longtemps. Christian, on ne se parle plus le vendredi s’il te plaît. 

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Bon Lundi, je vous aime comme des frites du Macdo un dimanche soir. 

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